Depuis 1996, 21 créations ont été présentées dans 595 villes.
En 16 ans, la Compagnie Käfig a donné plus de 2200 représentations dans 61 pays
et devant plus d’1 million de spectateurs. Actuellement, 5 spectacles sont en tournée.
Le chorégraphe Mourad Merzouki, figure du mouvement hip-hop depuis le début des années 90, inscrit son travail au carrefour de multiples disciplines.
Autour de la danse hip-hop explorée dans tous ses styles, se greffent le cirque et les arts martiaux mais encore les arts plastiques et la musique live. Sans perdre de vue les racines du mouvement, ses origines sociales et géographiques, cette confrontation permet d’ouvrir de nouveaux horizons à la danse et dégage des points de vue inédits.
Sa formation s’enracine, depuis l’âge de 7 ans, dans la fréquentation de l’école de cirque située à Saint-Priest, dans l’est lyonnais, et dans celle du cours de karaté et de boxe américaine.
C’est à 15 ans qu’il découvre le hip-hop et commence à danser dans la rue. Il s’attaque à la chorégraphie, en complicité avec Kader Attou, qui sera son partenaire de création pendant cinq ans (de 1990 à 1995), tout en poursuivant son apprentissage auprès de chorégraphes contemporains comme Jean-François Duroure ou Josef Nadj.
En 1994, le spectacle ATHINA, co-signé de sa première Compagnie Accrorap, est remarqué par le public et les professionnels.
Son premier spectacle KÄFIG voit le jour en 1996 aux Rencontres Urbaines de la Villette à Paris. C’est la pièce inaugurale de son travail que Mourad Merzouki signe en son nom. Käfig signifie « cage » en arabe et en allemand et devient le nom de la compagnie. Elle indique aussi le parti pris d’ouverture du chorégraphe et son refus de s’enfermer dans un style.
Sur le plateau bordé par un filet, un danseur hip hop et une interprète contemporaine se défient pour mieux dialoguer. Le ton est donné : extension du domaine hip-hop sans se perdre de vue.
La Maison de la Danse de Lyon dirigée par Guy Darmet soutient le projet et accompagnera désormais chaque nouvelle production de Mourad Merzouki.
Deux ans après, RÉCITAL, dialogue insolite entre six danseurs, un musicien et l’image du concert de musique classique, met sur orbite la compagnie. Mourad Merzouki suspend une grappe de violons au-dessus du plateau et fait danser un orchestre inédit d’instrumentistes. Une tournée internationale (40 pays) fera connaître la Compagnie Käfig dans le monde entier.
De la coopération avec le chorégraphe sud-africain Jay Pather est né en 2000 le spectacle PAS À PAS, mélange détonnant de danses traditionnelles zoulous et de hip-hop.
En 2001, DIX VERSIONS, toujours créée à la Maison de la Danse de Lyon, cisèle la singularité hip-hop de sept interprètes dont le danseur new-yorkais Klown. La pièce est programmée au prestigieux Jacob’s Pillow Festival de Berkshire, aux Etats Unis. DIX VERSIONS valorise l’écriture et la prouesse hip-hop par des ronds de lumières isolant chaque danseur dans son originalité artistique, qu’elle soit acrobatique ou proche des arts martiaux. Le spectacle est inscrit dans un environnement plastique décalé. Des objets géométriques sont déplacés dans l’espace par les danseurs, activant un jeu vivant de formes et d’énergies. DIX VERSIONS persiste et signe dans la veine esthétique chère à Mourad Merzouki.
En 2002, il signe une Fable à la Fontaine LE CHÊNE ET LE ROSEAU, destinée au jeune public, dans le cadre du projet piloté par La Petite Fabrique - Annie Sellem.
Pour l’Année de l’Algérie en France en 2003, il crée MEKECH MOUCHKIN - Y’A PAS DE PROBLÈME avec des danseurs algérois.
Deux ans plus tard, CORPS EST GRAPHIQUE joue sur une distribution équilibrée entre interprètes masculins et féminins. Une certaine légèreté circule entre les danseurs qui revisitent les codes de la séduction par l’intermédiaire de grandes marionnettes. L’humour, assez rare dans le hip-hop, apparaît.
En janvier 2006, TERRAIN VAGUE plonge dans l’enfance et le parcours du chorégraphe dans un no man’s land fantasmé. Pour la première fois, Mourad Merzouki raconte une histoire. Dans un espace ludique, coloré, ouvert à tous les possibles, les danseurs hip hop rejoints par des artistes issus du théâtre et des arts de la piste rivalisent d’audace et de virtuosité. Un spectacle éclectique pour un voyage visuel, sensoriel, chorégraphique et musical d’une vitalité débordante.
Avec TRICÔTÉ en 2008, Mourad Merzouki dévoile les coulisses d’un spectacle et inaugure une nouvelle résidence à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône. Sur la musique de AS’N, collaborateur artistique fidèle, cette pièce tout public décline toutes les étapes d’une création, des auditions jusqu’à la représentation.
Mourad Merzouki est «artiste invité» de la Biennale de la Danse de Lyon 2008. Il y présente AGWA, une création avec 11 danseurs brésiliens. La pièce est placée sous le signe de l’eau, à la fois composant essentiel de notre corps, ressource naturelle précieuse, vitale même, que l’on se doit d’économiser et de préserver, et symbole de renouveau.
Pour cette édition 2008, il met également en scène le défilé, grand rendez-vous participatif de la Biennale : LES POINTILLÉS, tirent un fil rouge entre les 18 villes participantes au Défilé, sur le thème «Légendes d’Avenir» dont Mourad Merzouki signe également pour la troisième fois la direction artistique pour la ville de Bron.
Entre janvier 2006 et juin 2009, la Compagnie Käfig est en résidence à l’Espace Albert Camus de Bron. Cette implantation lie le théâtre avec le festival Karavel, créé en 2007 par Mourad Merzouki et dans lequel il programme une dizaine de compagnies hip hop et d’autres actions dans la ville.
En 2009, Pôle Pik, nouveau lieu de création et de développement chorégraphique dédié à la danse hip hop ouvre ses portes à Bron, dans l’est lyonnais. La création de ce lieu, que Mourad Merzouki a porté pendant presque dix ans, permet de poursuivre et développer la diffusion de la danse hip hop en l’ouvrant sur d’autres langages artistiques. Mourad Merzouki en est le Conseiller artistique.
En juin 2009, Mourad Merzouki est nommé Directeur du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. Il y développe un projet intitulé « La danse, une fenêtre sur le monde », dont l’ouverture est le maître-mot. Il continue, à côté de la création et de la diffusion de ses spectacles - un travail de formation et de sensibilisation à la danse hip hop, en créant des rencontres originales favorisant l’accès à l’art chorégraphique et le soutien aux équipes indépendantes.
En 2010, Mourad Merzouki crée CORRERIA, second volet présenté conjointement à AGWA, qui plonge le spectateur dans une course trépidante, frénétique, comme celle qui rythme nos vies.
Cette même année, le chorégraphe présente BOXE BOXE, création qui lui permet de renouer avec les arts martiaux, sa formation initiale. Cette pièce est aussi l’opportunité d’explorer de nouveaux territoires de recherches en s’entourant sur scène, du Quatuor à cordes Debussy. Présenté lors de la 14ème Biennale de la Danse de Lyon en septembre 2010, ce nouveau spectacle reçoit un accueil très chaleureux du public et des professionnels.
En mars 2011, dans le cadre des prestigieuses Nocturnes du vendredi au Louvre, le Centre Chorégraphique de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig prend part aux soirées intitulées « Combat ». Mourad Merzouki imagine des chorégraphies en échos aux sculptures, adaptées du spectacle BOXE BOXE.
En 2012 deux nouvelles créations viendront enrichir le Répertoire :
YO GEE TI : cette pièce franco-taïwanaise issue d’une collaboration avec le National Chiang Kai-Shek Cultural Center (NTCH), sera présentée en mars 2012 à Taipei et en première européenne en juin 2012 dans le cadre du Festival Montpellier Danse, pour lequel Mourad Merzouki a été nommé artiste associé.
KÄFIG BRASIL : la pièce sera créée au Festival de Montpellier Danse et signera le retour des danseurs brésiliens de CORRERIA AGWA. Pour cette création, Mourad Merzouki a invité plusieurs chorégraphes français et brésiliens, faisant se rejoindre ses amitiés artistiques.
Le 1er juin 2012, il se confronte aux œuvres du Musées des Beaux-Arts de Lyon pour une nouvelle expérience, cette fois-ci autour de l’esthétique de YO GEE TI.
En septembre 2012, Mourad Merzouki assume aux côtés de Dominique Hervieu la codirection artistique du Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon.
Collaborations artistiques
Parallèlement à ses créations, Mourad Merzouki est invité à collaborer avec d’autres artistes en France et à l’étranger, contribuant ainsi au rayonnement international de la Compagnie Käfig.
En 1997, il collabore avec Josette Baïz et la compagnie «Place Blanche» sur la pièce RENDEZ-VOUS, une chorégraphie aux côtés de quatre danseuses contemporaines.
En 1998, il met en scène LE CABARET URBAIN pour huit comédiens et quatre danseurs.
Claudia Stavisky, directrice artistique du Théâtre des Célestins de Lyon, l’invite en 2004 à mettre en scène
LA CUISINE d’Arnold Wesker, puis
L’AGE D’OR de Georges Feydeau, en 2005.
Côté cinéma, il participe en 2004 au premier long métrage de Marc Jolivet, CONCOURS DE DANSE A PIRIAC, en travaillant sur toutes les scènes de danse, chorégraphiant des comédiens, toute génération confondue comme Ginette Garcin.
Il crée également en 2007 la chorégraphie des QUATRE SAISONS avec le duo de patineurs artistiques Nathalie Pechalat et Fabian Bourzat.
En 2008, il chorégraphie la pièce du metteur en scène Nino d’Introna, JOJO AU BORD DU MONDE, au Théâtre Nouvelle Génération de Lyon.
En 2009, il transmet une pièce du Répertoire de la Compagnie, RÉCITAL, aux danseurs chinois de la Beijing Modern Dance Company.
La même année, Mourad Merzouki met en scène avec Jeannot Painchaud la création iD., dernière production du Cirque Eloize, pour une première mondiale à Incheon en Corée.
Dans le même temps, il créé DES CHAUSSÉES, pour les danseurs du Junior Ballet contemporain du Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris.
En janvier 2012, il est invité par Olivier Meyer à concevoir une pièce anniversaire pour les 20 ans du Festival Suresnes Cités Danse : aux côtés de Kader Attou, Sébastien Lefrançois et José Montalvo, il participe à la création d’une pièce chorale, dans laquelle il insuffle l’énergie de BOXE BOXE.